Dans quelle mesure nos expériences en matière de médecine vétérinaire peuvent-elles contribuer à améliorer les connaissances sur le COVID-19 ?

COVID-19 – Nos expériences en matière de médecine vétérinaire peuvent-elles contribuer à améliorer les connaissances ?

Par Marc Prikazsky
Par Marc Prikazsky

Président - Directeur Général de Ceva Santé Animale

Alors que le monde entier est confronté à l'immense menace que la pandémie COVID-19 actuelle fait peser sur la santé, le bien-être et la prospérité de la planète, je souhaitais vous faire part de quelques réflexions sur la contribution que les professionnels de la santé animale, y compris nos propres experts Ceva, peuvent apporter en ce moment.

Les différents coronavirus

Bien que de nombreuses personnes entendent parler des coronavirus pour la première fois, ce groupe de virus et les maladies qu’ils peuvent provoquer sont très connus des chercheurs et cliniciens humains et vétérinaires.

Les coronavirus font partie des virus à l’origine du rhume chez l’Homme. Au début des années 2000, le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), signalé pour la première fois en 2003, et le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS), signalé en 2012, principalement dans la péninsule arabique, étaient tous deux causés par des coronavirus. Ces deux maladies, largement maîtrisées, bien différentes du rhume, ont causé un nombre important de décès (774 pour le SRAS et 858 pour le MERS). La propagation et les pertes humaines dues à ces maladies étaient bien sûr sans commune mesure avec ce que nous observons pour le COVID-19.

Chez les animaux, le coronavirus de la bronchite infectieuse aviaire (IBV) est un agent pathogène respiratoire qui touche les volailles et qui entraîne de graves pertes dans la filière avicole à travers le monde. Les coronavirus sont également associés à un certain nombre de maladies respiratoires et entériques importantes chez les porcs : gastro-entérite transmissible, encéphalomyélite hémagglutinante, diarrhée épidémique porcine, coronavirus respiratoire porcin et deltacoronavirus.

Je tiens toutefois à souligner deux points importants, pour éviter de renforcer l'angoisse ambiante chez les consommateurs : le virus à l’origine du COVID-19 n’infecte ni le poulet ni le porc et, surtout, que les coronavirus aviaire et porcin n'infectent pas ou ne causent pas de maladies chez l'Homme.

 Je tiens toutefois à souligner deux points importants, pour éviter de renforcer l’angoisse ambiante chez les consommateurs : le virus à l’origine du COVID-19 n’infecte ni le poulet ni le porc et, surtout, que les coronavirus aviaire et porcin n’infectent pas ou ne causent pas de maladies chez l’Homme.

Les vaccins contre l’IBV

Depuis plus de 50 ans, le secteur de la santé animale utilise efficacement les vaccins pour prévenir l’IBV chez les volailles. Les experts avicoles de Ceva ont beaucoup travaillé sur ces vaccins contre l’IBV.

Ceva continue d’utiliser les technologies existantes et plus récentes pour protéger la filière des animaux de production contre les différents coronavirus qui infectent ces espèces. De nombreux projets (bio-informatiques, biologiques et relatifs à l’administration de vaccins) sont en cours au sein de Ceva pour améliorer la sécurité et l’efficacité des vaccins existants et futurs.

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L'impact mondial du Covid-19 est vraiment indescriptible. Les avancées en matière de traitements et de vaccins contre ce type de coronavirus chez l'homme est très prometteur et, par le passé, Ceva a adopté des approches similaires dans le développement de nos vaccins vétérinaires. Nous continuons à apprendre à travers cette crise et nous mettrons à profit toutes les nouvelles technologies innovantes pour aider à protéger la santé de nos animaux contre de telles maladies à l'avenir. 

Les zoonoses et le programme One Health

Il est probable, bien que ce fait ne soit pas encore totalement avéré, que la population de chauves-souris sauvages soit à l’origine du virus COVID-19. 

La biologie des chauves-souris est également fascinante et a d’importantes incidences sur les coronavirus qui franchissent la barrière entre l’homme et l’animal. Lorsque les chauves-souris volent, elles dépensent une énorme quantité d’énergie, ce qui fait monter leur température en flèche, et reproduit un pic de fièvre. Chez l’homme comme chez les autres animaux, la fièvre est la conséquence d’infections et fait partie du mécanisme de défense de l’organisme, qui fait monter la température pour tenter de tuer ses « nouveaux envahisseurs », tels que les virus. Le virus s’est développé chez les chauves-souris, car elles sont confrontées à des pics de fièvre lorsqu’elles volent. Il n’est donc pas affecté par les températures corporelles élevées. C’est probablement la raison pour laquelle les chauves-souris sont les réservoirs de plusieurs coronavirus et ont permis aux virus d’évoluer au sein de cette population.

La biologie des chauves-souris est également fascinante et a d’importantes incidences sur les coronavirus qui franchissent la barrière entre l’homme et l’animal. Lorsque les chauves-souris volent, elles dépensent une énorme quantité d’énergie, ce qui fait monter leur température en flèche, et reproduit un pic de fièvre. Chez l’homme comme chez les autres animaux, la fièvre est la conséquence d’infections et fait partie du mécanisme de défense de l’organisme, qui fait monter la température pour tenter de tuer ses « nouveaux envahisseurs », tels que les virus. Le virus s’est développé chez les chauves-souris, car elles sont confrontées à des pics de fièvre lorsqu’elles volent. Il n’est donc pas affecté par les températures corporelles élevées. C’est probablement la raison pour laquelle les chauves-souris sont les réservoirs de plusieurs coronavirus et ont permis aux virus d’évoluer au sein de cette population.

Cette crise met clairement en évidence l’interconnexion entre la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale. C’est pourquoi, en 2010, dans la perspective des futures mégatendances en matière de santé, nous avons décidé que Ceva devait reposer sur le concept « One Health », qui reconnaît que la santé des humains, la santé des animaux et la santé des écosystèmes sont interconnectées.

Il s’agit par ailleurs de l’origine de notre slogan « Ensemble, au-delà de la santé animale ». Notre activité est aujourd’hui consacrée à plus de 50 % aux vaccins, contre 25 % en 2010. Nous nous concentrons en effet sur la santé préventive qui contribue à la sécurité des animaux et des humains.

Médecine vétérinaire et humaine - apprendre les uns des autres pour trouver des vaccins efficaces

Chez Ceva, l’apprentissage mutuel qui peut avoir lieu entre les professionnels travaillant dans les domaines de la santé humaine et animale est largement valorisé. Dans le passé, par exemple, nous avons organisé une série d’événements réunissant des professionnels de la médecine humaine et de la médecine vétérinaire pour leur permettre de partager leurs expériences et d’apprendre les uns des autres. À l’avenir, nous continuerons à encourager et à faciliter une collaboration mutuellement bénéfique entre les deux professions dans le cadre de notre engagement plus large en faveur du mouvement « One Health ».

Pour mieux comprendre les défis posés par le COVID-19 chez l’homme, les professionnels de la santé avicole peuvent s’appuyer sur leurs nombreuses années d’expérience dans la lutte contre le coronavirus de la bronchite infectieuse aviaire (IBV). 

Trouver des vaccins efficaces pour lutter contre ces maladies dévastatrices chez les humains et les animaux sera l’un des points clés pour protéger notre santé future. Chez Ceva, nos experts s’engagent à partager leurs connaissances pour assurer que nous atteignions cet objectif urgemment.

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